mmepastel
mmepastel:

J’ai fini un livre, enfin. Et pas n’importe lequel. Le livre des secrets, de Fiona Kidman, auteure néo-zélandaise très célèbre de par chez elle, et un peu plus ici depuis qu’on traduit ses livres, forcément.
Son roman est très beau, très dur aussi, vraiment sombre et remuant. Il retrace les destins de trois femmes, trois générations, grand-mère, mère et fille, couvrant la période d’un siècle, et rapportant la migration de nombreux écossais depuis les Highlands jusqu’en Nouvelle-Zélande, en passant par le Canada, Cap Breton, l’Australie et finalement Waipu. J’ignorais tout de cette partie historique ainsi que l’existence du personnage terrifiant réel de Norman McLeod qui a mené cette communauté au bout du monde, fuyant la pauvreté (grande famine en Écosse et divergences religieuses). Ce livre contient certes son lot de secrets, mais ce que j’ai aimé, ce sont les personnalités de ces trois femmes, puissantes, courageuses et solitaires au cœur d’un monde écrasé par la superstition, la domination masculine, un puritanisme mortifère. Des femmes qui se rebellent, ce qui les conduit à la solitude, aux frontières de la folie. Un roman féministe et lyrique, une ode à la nature, au désir, un livre sur le poids du passé, sur la difficulté de transmettre, d’être mère. 
J’ai aimé que ce livre soit une saga avec souffle lyrique et rebondissements, mais qu’il ne soit pas que cela, qu’il y ait aussi un souci réel du vrai, de la vérité, un rendu des émotions dans toute leur complexité, voire leurs contradictions.
Il y a comme un point commun entre les héroïnes de Jane Campion et celles de Fiona Kidman ; quel est donc ce feu ardent qui les anime toutes deux ? Est-il propre à cette contrée méconnue, la Nouvelle-Zélande, terre de promesses il y a deux siècles, terre éloignée, terre de tous les excès ? Est-ce propre au climat, à l’histoire de ce pays ? Ou bien est-ce que les femmes culottées se ressemblent ?

mmepastel:

J’ai fini un livre, enfin. Et pas n’importe lequel. Le livre des secrets, de Fiona Kidman, auteure néo-zélandaise très célèbre de par chez elle, et un peu plus ici depuis qu’on traduit ses livres, forcément.
Son roman est très beau, très dur aussi, vraiment sombre et remuant. Il retrace les destins de trois femmes, trois générations, grand-mère, mère et fille, couvrant la période d’un siècle, et rapportant la migration de nombreux écossais depuis les Highlands jusqu’en Nouvelle-Zélande, en passant par le Canada, Cap Breton, l’Australie et finalement Waipu. J’ignorais tout de cette partie historique ainsi que l’existence du personnage terrifiant réel de Norman McLeod qui a mené cette communauté au bout du monde, fuyant la pauvreté (grande famine en Écosse et divergences religieuses). Ce livre contient certes son lot de secrets, mais ce que j’ai aimé, ce sont les personnalités de ces trois femmes, puissantes, courageuses et solitaires au cœur d’un monde écrasé par la superstition, la domination masculine, un puritanisme mortifère. Des femmes qui se rebellent, ce qui les conduit à la solitude, aux frontières de la folie. Un roman féministe et lyrique, une ode à la nature, au désir, un livre sur le poids du passé, sur la difficulté de transmettre, d’être mère.
J’ai aimé que ce livre soit une saga avec souffle lyrique et rebondissements, mais qu’il ne soit pas que cela, qu’il y ait aussi un souci réel du vrai, de la vérité, un rendu des émotions dans toute leur complexité, voire leurs contradictions.
Il y a comme un point commun entre les héroïnes de Jane Campion et celles de Fiona Kidman ; quel est donc ce feu ardent qui les anime toutes deux ? Est-il propre à cette contrée méconnue, la Nouvelle-Zélande, terre de promesses il y a deux siècles, terre éloignée, terre de tous les excès ? Est-ce propre au climat, à l’histoire de ce pays ? Ou bien est-ce que les femmes culottées se ressemblent ?

kate-0167
O lecteur vintage, ô bouquiniste de papier, ô survivant des greniers perdus, ô courageux toxicomane accro à la drogue la plus menacée du monde, ô valeureux protecteur de grimoires humides, ô merveilleux autiste littéraire, ô toi, toi qui sauves l’intelligence de l’oubli, ne guéris jamais, et continue de chérir ces tigres de papier friables pendant qu’il en est encore temps. Fréderic Beigbeder

(via kate-0167)

L’un des premier livre que j’ai lu en numérique était  : Fahrenheit 451…

lapsang-lisait
lapsang-lisait:

L’affaire Charles Dexter Ward, H.P. LovecraftSeul vrai roman de Lovecraft, L’affaire Charles Dexter Ward reste coincée dans les limbes, quelque part entre la longue nouvelle et le petit roman. La narration cependant reste la même que d’habitude, révélant graduellement les informations pour permettre une montée progressive de l’angoisse. Il y a peu de suspense, tout est dit au début du texte, le lecteur comprend tout de suite où il sera emmené, et pourtant… pourtant la magie opère, le fantastique s’installe et la tension monte empêchant le lecteur de reposer l’ouvrage avant de l’avoir achevé, si possible au plus noir de la nuit. Bouh ! De la magie noir, des sorciers, des monstres venu du Dehors, des cadavres exhumés, un mystérieux correspondant en Transylvanie…bref, tout ce qu’il faut pour plonger sous la couette… non sans jeter au préalable un regard prudent sous son lit ! Certes, le style de Lovecraft n’est pas des plus évidents de nos jours, classique voire un peu vieillot parfois, il peut rebuter certains lecteurs, mais la fan du Mythe de Cthulhu que je suis ne peux que vous conseiller de lire ce livre (et les autres aussi, il s’agit d’une œuvre d’ensemble : Lovecraft a créé un véritable univers qu’on découvre et qu’on apprécie davantage à chaque lecture). J’aime particulièrement le fait que l’interprétation de la fin soit laissée à l’appréciation du lecteur, ça nous change des scénarios tout ficelés du cinéma actuel par exemple.Quatrième de couverture : Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers du XVIIIè siècle, Joseph Curwen vint s’établir à Providence où il mourut en 1771. La découverte de sa tombe par son descendant, Charles Dexter Ward, va être le début d’un drame au cours duquel le jeune homme perdra l’esprit. Un vieil ami de sa famille, le Dr Willett, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas en avant dans la découverte de la vérité révèle des horreurs innombrables. Pourquoi, par exemple, l’écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier ?

lapsang-lisait:

L’affaire Charles Dexter Ward, H.P. Lovecraft

Seul vrai roman de Lovecraft, L’affaire Charles Dexter Ward reste coincée dans les limbes, quelque part entre la longue nouvelle et le petit roman. La narration cependant reste la même que d’habitude, révélant graduellement les informations pour permettre une montée progressive de l’angoisse. Il y a peu de suspense, tout est dit au début du texte, le lecteur comprend tout de suite où il sera emmené, et pourtant… pourtant la magie opère, le fantastique s’installe et la tension monte empêchant le lecteur de reposer l’ouvrage avant de l’avoir achevé, si possible au plus noir de la nuit. Bouh ! De la magie noir, des sorciers, des monstres venu du Dehors, des cadavres exhumés, un mystérieux correspondant en Transylvanie…bref, tout ce qu’il faut pour plonger sous la couette… non sans jeter au préalable un regard prudent sous son lit !

Certes, le style de Lovecraft n’est pas des plus évidents de nos jours, classique voire un peu vieillot parfois, il peut rebuter certains lecteurs, mais la fan du Mythe de Cthulhu que je suis ne peux que vous conseiller de lire ce livre (et les autres aussi, il s’agit d’une œuvre d’ensemble : Lovecraft a créé un véritable univers qu’on découvre et qu’on apprécie davantage à chaque lecture). J’aime particulièrement le fait que l’interprétation de la fin soit laissée à l’appréciation du lecteur, ça nous change des scénarios tout ficelés du cinéma actuel par exemple.

Quatrième de couverture : Echappé de Salem lors de la grande chasse aux sorciers du XVIIIè siècle, Joseph Curwen vint s’établir à Providence où il mourut en 1771. La découverte de sa tombe par son descendant, Charles Dexter Ward, va être le début d’un drame au cours duquel le jeune homme perdra l’esprit. Un vieil ami de sa famille, le Dr Willett, enquête sur cette affaire diabolique où chaque pas en avant dans la découverte de la vérité révèle des horreurs innombrables. Pourquoi, par exemple, l’écriture du jeune Ward devient-elle peu à peu semblable à celle de Joseph Curwen, le sorcier ?