delaphiloetdeslivres

delaphiloetdeslivres:

Finir un livre n’est jamais un moment agréable. Plutôt que de me réjouir d’avoir mené à bien une entreprise, je me retrouve seule, sans ce livre qui m’a tenu compagnie.

Quel désarroi ! La tristesse m’envahit comme si je perdais un ami, un confident.

Cela se reproduit chaque fois que je termine…

lecoindejodie
lecoindejodie:

Mes lectures du moment : # 54
Le sang nouveau est arrivé de Patrick Leclerck (2005)
Résumé : pamphlet sur les SDF en France, sur notre regard de Citoyen tiraillé entre empathie et haine, et sur la nécessité de leur existence pour maintenir l’ordre social de nos sociétés démocratiques.
Mon avis : essai court (à peine 130 pages) mais très percutent, voire violent dans ses propos. L’auteur est en colère et nous le fait savoir par un immense cynisme. Le texte n’est qu’exclamations et accusations, personne n’y échappe, à commencer par le Citoyen, nous.
Le lecteur lui-même est pris à partie par moments, il le bouscule, lui fait réaliser la condition des SDF à travers des situations concrètes. Avons-nous par exemple pensé à leur difficulté pour “déféquer” ?
Bien sûr, ce livre reste un avis parmi d’autres, mais je pense qu’il en ressort beaucoup de vrai et qu’il taraude notre conscience bien pensante. Et non, on ne choisit pas de mourir de froid ou de faim dans la rue, voilà ce que nous dit Declerck.
Je termine sur une citation : "Détesté professeur de l’insoutenable, Clodo est là pour enseigner cette terrible leçon : la normalité est sans issue. Et derrière nos bienveillantes démocraties, se cache, mutique, mais vigilante, une totalitaire obligation : Citoyen sera productif ou, lentement, et passivement, et sans bruit, mis à mort."

lecoindejodie:

Mes lectures du moment : # 54

Le sang nouveau est arrivé de Patrick Leclerck (2005)

Résumé : pamphlet sur les SDF en France, sur notre regard de Citoyen tiraillé entre empathie et haine, et sur la nécessité de leur existence pour maintenir l’ordre social de nos sociétés démocratiques.

Mon avis : essai court (à peine 130 pages) mais très percutent, voire violent dans ses propos. L’auteur est en colère et nous le fait savoir par un immense cynisme. Le texte n’est qu’exclamations et accusations, personne n’y échappe, à commencer par le Citoyen, nous.

Le lecteur lui-même est pris à partie par moments, il le bouscule, lui fait réaliser la condition des SDF à travers des situations concrètes. Avons-nous par exemple pensé à leur difficulté pour “déféquer” ?

Bien sûr, ce livre reste un avis parmi d’autres, mais je pense qu’il en ressort beaucoup de vrai et qu’il taraude notre conscience bien pensante. Et non, on ne choisit pas de mourir de froid ou de faim dans la rue, voilà ce que nous dit Declerck.

Je termine sur une citation : "Détesté professeur de l’insoutenable, Clodo est là pour enseigner cette terrible leçon : la normalité est sans issue. Et derrière nos bienveillantes démocraties, se cache, mutique, mais vigilante, une totalitaire obligation : Citoyen sera productif ou, lentement, et passivement, et sans bruit, mis à mort."

birdfull
Il y a de ça…

birdfull:

Est-ce que je vais me reconnaître dans cette homme lesbien ?
Tout porte à croire que oui…

L’homme lesbien. Deux termes qui paraissent contradictoires. Jean Markale nous démontre qu’ils ne le sont pas. L’auteur de multiples ouvrages sur la quête du Graal et La Femme celte reprend ici son investigation des liens qui unissent l’homme et la femme. Il remonte aux origines de la civilisation et fait l’histoire de cette “déviance”pour nous signifier qu’elle n’en est pas une, évoquant des lesbiens fameux comme Abélard et l’abbé de Choisy ainsi que des hommes qu’on ne s’attendait pas à voir révéler sous ce jour, tels Wagner et son héros Parsifal, Eluard, Dali, D.H. Lawrence, J. Cowper Powys ; ou des hommes qui furent lesbiens avec certaines femmes seulement, tels Rousseau et Baudelaire. L’auteur évoque encore l’amour courtois : la fine amor des troubadours, ainsi que les “saphiens” de Charles Fourier. Mais qu’est-ce que l’homme lesbien? “On ne naît pas lesbien, on le devient”, écrit Jean Markale. Il analyse alors le comportement et les motivations d’un homme qui n’est ni homosexuel, ni transsexuel, ni androgyne et qui est le contraire du machiste, du sexiste, du sadique. L’homme lesbien porte en lui une douceur qui le rend extrêmement sensible aux qualités de la femme. Sa relation à la femme exclut la domination et la jalousie; elle se fonde sur la fraternité plus que sur la complémentarité. C’est un homme tribade, c’est—dire frotteur, caresseur : il se frotte à la femme, moins soucieux de la “foutre” que de la caresser, vénérant une beauté intérieure autant qu’extérieure. Leurs jeux érotiques raffinés sont le fait de partenaires dont la relation repose sur un échange physique et affectif dénué d’agressivité et de violence. Relation bienveillante et délicate où la sensualité l’emporte sur la sexualité. Ainsi la femme est-elle pour l’homme lesbien une merveilleuse complice qu’il aime dans sa différence, mais en égale.

Il y a de ça…

birdfull:

Est-ce que je vais me reconnaître dans cette homme lesbien ?

Tout porte à croire que oui…

L’homme lesbien. Deux termes qui paraissent contradictoires. Jean Markale nous démontre qu’ils ne le sont pas. L’auteur de multiples ouvrages sur la quête du Graal et La Femme celte reprend ici son investigation des liens qui unissent l’homme et la femme. Il remonte aux origines de la civilisation et fait l’histoire de cette “déviance”pour nous signifier qu’elle n’en est pas une, évoquant des lesbiens fameux comme Abélard et l’abbé de Choisy ainsi que des hommes qu’on ne s’attendait pas à voir révéler sous ce jour, tels Wagner et son héros Parsifal, Eluard, Dali, D.H. Lawrence, J. Cowper Powys ; ou des hommes qui furent lesbiens avec certaines femmes seulement, tels Rousseau et Baudelaire. L’auteur évoque encore l’amour courtois : la fine amor des troubadours, ainsi que les “saphiens” de Charles Fourier. Mais qu’est-ce que l’homme lesbien? “On ne naît pas lesbien, on le devient”, écrit Jean Markale. Il analyse alors le comportement et les motivations d’un homme qui n’est ni homosexuel, ni transsexuel, ni androgyne et qui est le contraire du machiste, du sexiste, du sadique. L’homme lesbien porte en lui une douceur qui le rend extrêmement sensible aux qualités de la femme. Sa relation à la femme exclut la domination et la jalousie; elle se fonde sur la fraternité plus que sur la complémentarité. C’est un homme tribade, c’est—dire frotteur, caresseur : il se frotte à la femme, moins soucieux de la “foutre” que de la caresser, vénérant une beauté intérieure autant qu’extérieure. Leurs jeux érotiques raffinés sont le fait de partenaires dont la relation repose sur un échange physique et affectif dénué d’agressivité et de violence. Relation bienveillante et délicate où la sensualité l’emporte sur la sexualité. Ainsi la femme est-elle pour l’homme lesbien une merveilleuse complice qu’il aime dans sa différence, mais en égale.